Fermer une entreprise devrait être une formalité. Pour Denis, cette démarche se transforme pourtant en parcours administratif interminable. Dans la pièce Nos Belles Courgettes, une facture de 2 895 euros, des courriers officiels et des procédures kafkaïennes suffisent à faire basculer le quotidien d’un entrepreneur. Avec de l’humour et de l’absurde, ce spectacle présenté à Paris s’attaque aux complications de l’administration française. Une sortie à Paris pour rire d’une situation qui parlera à tous ceux qui ont déjà tenté de démêler un dossier administratif.
Une fermeture d’entreprise à 2 895 euros
Denis pensait avoir définitivement tourné la page de son entreprise, baptisée Nos Belles Courgettes, quelques semaines après sa création. Mais une lettre de l’administration vient bouleverser ses plans : il doit régler 2 895 euros de frais liés à une activité qu’il croyait avoir fermée. Surpris par cette réclamation, il décide de contacter les services concernés pour comprendre ce qui lui est demandé et obtenir la clôture définitive de son entreprise. Les échanges s’enchaînent, les justificatifs et les obligations s’accumulent, tandis que chaque démarche semble en appeler une autre. Denis découvre progressivement un système où la logique administrative prend le dessus sur le bon sens. Reste une question : parviendra-t-il à fermer Nos Belles Courgettes sans y laisser trop de temps, d’énergie et d’argent ?
L’absurdité administrative au cœur du spectacle
À travers les mésaventures de Denis,
Nos Belles Courgettes tourne en dérision les procédures institutionnelles et les difficultés rencontrées par les citoyens face à l’administration. La pièce s’appuie sur une situation concrète, celle d’un entrepreneur qui cherche simplement à mettre fin à son activité, pour faire monter progressivement l’absurde. Les courriers, les demandes successives et les interlocuteurs impassibles nourrissent cette mécanique comique. Le spectacle porte également un regard critique sur le renoncement aux droits et aux démarches. Sa note d’intention avance le chiffre de 38 milliards d’euros économisés chaque année par l’État grâce aux Français qui renoncent à leurs droits sociaux, notamment par crainte des procédures. La pièce interroge ainsi les conséquences humaines d’un système administratif difficile à comprendre, en choisissant l’humour plutôt qu’un discours théorique.
Cinq artistes sur la scène parisienne
La distribution réunit
Joseph Pélissier, Clément Dury, Johan Guinot, Capucine Quitard et Tess Alessi. Jérémie Scheffler signe le texte, tandis que la mise en scène est assurée par Jérémie Scheffler, Noriane Lallali et Clara Ziegler. Le spectacle est joué en français et s’adresse à tout public. La représentation se déroule dans un théâtre d’environ 120 places, au 7 rue Véron, dans le 18e arrondissement de Paris. Située à proximité des stations de métro Abbesses et Pigalle, l’adresse permet d’intégrer cette pièce à une soirée dans le quartier. Pour les amateurs de théâtre contemporain et de satire sociale, voilà une piste de sortie à Paris qui aborde les tracas administratifs sous un angle comique.
Informations pratiques
Spectacle : Nos Belles Courgettes
Lieu : Théâtre, 7 rue Véron, 75018 Paris à 21h
Métro : Abbesses (ligne 12) ou Pigalle (lignes 2 et 12)
Dates et horaires : à consulter sur la billetterie
Prix : tarifs à vérifier sur BilletRéduc ( à partir de 24€)
Public : tout public
Langue : français
Distribution : Joseph Pélissier, Clément Dury, Johan Guinot, Capucine Quitard et Tess Alessi
Texte : Jérémie Scheffler
Mise en scène : Jérémie Scheffler, Noriane Lallali et Clara Ziegler
Réservation : billetterie en ligne sur BilletRéduc -
Nos Belles Courgettes transforme les difficultés de fermeture d’une entreprise en satire de la bureaucratie. Une pièce à envisager pour un week-end à Paris ou une soirée théâtre, avec une question familière en toile de fond : combien de démarches faut-il accomplir pour régler un problème qui semblait pourtant simple ?